Les addictions

Selon la Loi du Principe

Cocaïne, Héroïne et Psychotropes

En Bioanalogie, nous lisons la vie à travers des notions d’espace et de temps ; le temps étant lié à la verticalité et l’espace à l’horizontalité.

Dans un article précédent, j’ai développé le thème de la dépendance dans l’action des Kamikazes en lien avec des psychotropes puissants.

 

 

Bioanalogiquement, la dépendance est liée à l’horizontalité dans le sens où il s’agit d’un élément indissociable de l’événement. Tandis que l’addiction est liée à la verticalité dans la mesure où elle repose sur une envie répétée et irrépressible, en dépit des efforts du sujet pour s’y soustraire. (On peut dire de lui qu’il est « sous les ordres ».) 

Rappelons qu’en Bioanalogie, nous cherchons le sens des événements selon la Loi du Principe afin de découvrir en quoi ils sont l’expression d’une créativité non exprimée.

 

Pour commencer, considérerons l’étymologie du mot addiction.

Ce terme vient du latin, ad-dicere « dire à ». Dans la civilisation romaine, les esclaves étaient dits à leur Pater familias, c’est-à-dire qu’ils étaient adonnés à leur maître. Ils n’avaient pas de nom propre : leur identité était attachée à celle de leur maître. 

On retrouve au Moyen-âge cette forme de relation chez l’apprenti, lié à son maître. Il en était de même pour celui qui ne pouvait payer ses dettes et qui était adonné à son créancier.

Ainsi, que ce soit l’esclave, l’apprenti ou le débiteur du Moyen Age,

ils n’ont pas ou plus d’identité propre : ils sont « de l’identité de » …

D’autre part, l’addiction est une conduite en lien soit avec une substance, soit avec un comportement qui, nous l’avons dit, échappe à tout contrôle malgré le désir du sujet de s’y soustraire et la réelle conscience de sa perte de liberté.

Elle peut être soit physique soit psychique, et s’accompagne d’une identification biologique (organisme) et/ou psychologique (individu) à l’objet de l’addiction. 

 La Loi du Principe nous permet de nous reconnaître dans ce qui nous touche en le formulant de façon neutre, sans jugement ni interprétation. Et grâce à cet outil d’intégration de la Bioanalogie, nous pouvons accéder à notre créativité non encore révélée.

Ici, le Principe de l’addiction / « être sous l’identité de » se traduit par reconnaître son identité dans l’objet de l’addiction et, « sans en avoir le contrôle » par être sous l’ordre impérieux de ce même objet, sans aucune volonté propre.

Il s’agit d’une invitation impérieuse à se reconnaître dans son intégrité en vivant en toute conscience….. (le Principe – neutre – de l’objet l’addiction.)

Autrement dit, il s’agit d’intégrer en conscience que l’on ne peut être intact – dans son intégrité – qu’en respectant comme valeur la plus absolue le sens de son addiction, révélé en créativité.

 

 Dans cet article, nous allons nous intéresser à trois types d’addictionsqui, à mon sens, ont trois lectures différentes.

Addiction à la cocaïne

Une jeune femme, après avoir chanté longtemps dans la rue, a été engagée par un impresario et a rapidement gagné beaucoup d’argent. Mais pour continuer à le faire, elle a été obligée de travailler énormément, à un rythme qui n’était pas le sien. Pour assurer ses engagements, elle s’est mise à prendre des stimulants et est rapidement devenue « addict » à la cocaïne.

 

L’objet de l’addiction :

La cocaïne est une substance illicite considérée comme un psychostimulant qui augmente la vigilance et diminue la sensation de fatigue.

 

Principe de « augmenter la vigilance » : éveiller la conscience 

La fatigue est une réaction. Le plus souvent, on « répare » une action par le repos, ce qui signifie qu’on n’a pas respecté ses limites. En fait, le repos devrait servir à se préparer à l’action juste. 

 

Principe de l’addiction à la cocaïne :

Il s’agit d’une invitation à décider impérieusement de reconnaître son intégrité, dans le respect d’une vigilance à la présence et à l’action juste. Ce qui implique de se resituer dans son action, à chaque instant, dans la présence et le respect de soi.

 

Addiction à l’héroïne 

À mon sens, elle a une autre tonalité. En effet, l’héroïne est une substance tout aussi illicite que la cocaïne, mais au lieu de le stimuler, elle « met le mental au repos ».

Analogiquement, le mental est lié au fonctionnement de l’animal, qui interprète la réalité dans la dualité pour survivre

 

Principe de l’addiction à l’héroïne

Il s’agit donc d’une invitation à décider impérieusement de reconnaître son intégrité, dans le fait de laisser la vie prendre sens, en cessant de contrôler par le mental.

 

Addiction aux médicaments psychotropes 

Le mot psychotrope est formé de psycho/ psychisme et trope /qui donne une direction.

 

Un psychotrope est susceptible de modifier l’activité mentale en entraînant des changements de la perception des sens, de l’humeur, du comportement et de la conscience, donc en orientant le sujet dans une direction précise.

Le Principe de l’addiction aux médicaments psychotropes : 

Il s’agit d’une invitation à décider impérieusement de reconnaître son intégrité en s’engageant dans la responsabilité du sens de sa vie, qui se révèle.

En Bioanalogie, le Principe spécifique d’un événement se relie toujours à un Principe Universel.

Pour l’addiction, il s’agit de reconnaître et de respecter – impérieusement – le fait que chacun de nous est un être Unique et que cet être est Présence et Puissance.

Comme le note Gitta Mallasz, dans l’entretien 79 des « Dialogues avec l’Ange » : 

« Chaque geste, chaque pensée, chaque acte libre ne peuvent être que sommet ».

 

 

En résumé,

nos addictions, si nous en avons, nous invitent – de façon impérieuse – à faire vivre intensément, l’être unique que nous sommes.

 

Pour conclure, je vous invite à expérimenter la phrase d’Oscar Wilde : 

« Soyez vous-mêmes, les autres sont déjà pris ».

 Elle est pleine de sagesse ! 

 

Selon l’Inserm [1], certaines substances sont plus addictives que d’autres. La plus addictive semble être le tabac (32%), puis l’héroïne (23%), la cocaïne (17%), l’alcool (15%), les amphétamines (11%), le cannabis (10%) et enfin les médicaments psychotropes (9%).

 

La chronique de la Loi du Principe

L’art de lire les signes de la vie par Jean-Philippe Brébion

Paru dans Néosanté, mai 2016, numéro 56

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