Maladie de Lyme

La maladie de Lyme, selon la Loi du Principe

Dans cette revue, me consacrant tous les mois à la chronique de la Loi du Principe afin d’initier les lecteurs a une vision hors dualité de notre quotidien, je ne me suis encore jamais exprimé sur le sens d’une maladie spécifique. Cependant, les diverses réactions suite à l’infolettre de Yves Rasir sur la maladie de Lyme -qu’il a nommée avec beaucoup de justesse : « maladie de l’âme »- m’incitent à partager avec vous la lecture de cette pathologie à travers la Bioanalogie.

En Bioanalogie, comme pour tout événement de notre vie, nous étudions tous les éléments de la maladie en fonction de la Loi du Principe afin d’en révéler la créativité non exprimée.

 

Analysons donc les divers éléments de la maladie de Lyme : 

L’agent déclenchant est une bactérie de type spirochète (Borellia) transmise par la piqûre de la tique. Puis la maladie évolue par palier, présentant au fur et à mesure différents symptômes. Tout d’abord un érythème –dit «migrant », et selon les cas et l’évolution : fièvre, fatigue chronique, fibromyalgie, maux de tête, acouphènes, troubles cardiaques de la conduction auriculo ventriculaire, etc.

 

Voyons ensuite de façon succincte, sans autre explication, l’invitation bioanalogique de ces principaux symptômes de la maladie.

  • Érythème : invitation à élargir sa conscience à plus d’humanité bienveillante pour soi
  • Fièvre : invitation à vivre intensément sans réserve
  • Fatigue chronique : invitation à cesser de vouloir donner du sens à sa vie pour laisser la vie prendre sens.
  • Fibromyalgie : invitation à prendre la responsabilité de son action de vie en cohérence avec soi.
  • Maux de tête : invitation à cesser de vouloir concevoir une autre réalité que celle qui est. 
  • Acouphènes : invitation à écouter son intuition profonde.
  • Troubles du rythme cardiaque : invitation à vivre sa vie dans le respect de sa loi propre.

 

Voyons enfin ce que l’on peut en dire d’autre selon la Loi du Principe : L’agent pathogène (Borellia) est inoculé par une tique, animal parasite qui se trouve dans la nature. 

En Bioanalogie :

  • La nature est liée tout naturellement au végétal et, analogiquement, à l’action, la rencontre, la relation, l’interdépendance intérieur/extérieur. Ainsi le végétal se relie à l’Homme dans sa relation ciel/terre, en d’autres termes à l’Homme conscient.
  • L’animal se relie au mental, c’est-à-dire aux choix, à l’orientation.

On peut donc penser que cette maladie est en lien avec notre dimension écologique -dans le sens le plus large du terme- dans laquelle chaque élément participe de la totalité. (Chaque élément est 100% acteur de la vie : si un seul disparaît, c’est la totalité qui disparaît.)

La maladie de Lyme pourrait ainsi exprimer un questionnement sur notre façon de concilier nos choix de vie, notre orientation, notre réalisation avec la dimension écologique, la famille, la société, la fraternité humaine. 

En effet, ne sommes-nous pas nombreux à nous demander comment nous respecter et surtout comment nous donner à nous-même la « priorité » alors que tant de personnes souffrent dans le monde ?

Ne doit-on pas d’abord penser aux autres ?

Se respecter est-il égoïste ? 

Quelle est l’action juste ?

Toutes ces questions du mental parasitent nos choix personnels.

 

La vraie question est : comment sortir du clivage entre la tête et le cœur, entre la raison de la survie et l’intense bouillonnement intérieur de la Vie ?

 

C’est en ce sens qu’ Yves Rasir a raison de nommer la maladie de Lyme, maladie de l’âme.

Et, son « invitation » à vivre en conscience est, pour moi, une véritable réponse à la crise de l’humanité en souffrance.

 Nous ne pouvons définir la Conscience, cependant une chose est certaine : Lorsque l’on est dans la pensée, on n’est pas dans la Conscience.

Le fonctionnement dans la dualité, nous a certes permis de survivre, mais continuer ainsi conduit à une impasse. Il nous faut modifier fondamentalement notre attitude. Seul ce changement de paradigme nous permettra de Vivre réellement ce que nous sommes.

 

Une petite histoire pour illustrer la Maladie de Lyme

Tout ceci me fait penser à une histoire personnelle, à un moment de ma vie où je me trouvais dans de grands questionnements à propos de choix difficiles à faire. Par mes décisions, je craignais en effet de faire souffrir mes proches et je me trouvais envahi de réflexions qui parasitaient mon discernement.

Dans cette période de troubles profonds, j’ai eu la chance de rencontrer plusieurs fois une femme pleine de sagesse : Gita Mallasz, connue pour son livre Les Dialogues avec l’ange. A un moment, sans doute excédée de me voir tourner en rond dans mes questions sans fin, elle m’a asséné un coup de poing foudroyant dans le sternum, accompagné de cette phrase : “Qu’est-ce que tu fais de ton énergie ?”

Pour moi, cette « réponse » -plus que percutante- a eu un effet stupéfiant, tant physiquement que psychologiquement. J’ai eu en effet l’impression de retrouver soudainement mon «Présent » et de m’installer à nouveau dans ce qui était réellement moi, dont je m’étais éloigné depuis longtemps. Je m’étais oublié !

 De plus, toute mes pensées parasites avaient disparu, je retrouvais l’action juste de ma vie, sans débat intérieur ni culpabilité : j’étais pleinement en contact avec mon énergie, ce qui me permettait de réaliser ce que je suis. 

À mon sens, cela se relie bien à l’énergie de l’invitation proposée par la maladie de Lyme !

 

En conclusion, l’invitation de la maladie de Lyme nous propose de sortir de nos peurs, donc de cesser de survivre. Pour cela, il nous faut sortir de l’illusion de la dualité qui nous laisse croire que notre bonheur ou notre malheur dépend de l’extérieur. 

En effet, pour chacun de nous, il s’agit de prendre la responsabilité de son action de vie, en se choisissant avec bienveillance, sans aucune comparaison.

Il nous appartient de vivre dans l’expérimentation, sans réserve, à l’écoute de notre vérité profonde -dans la mesure où cette vérité ne cherche pas à modifier l’extérieur – et à laisser la vie prendre sens en nous.

La pensée nous a fait survivre, nous avons désormais à vivre une nouvelle Ere, l’Ere de l’Homme : la Conscience.

La chronique de la Loi du Principe

L’art de lire les signes de la vie par Jean-Philippe Brébion

Paru dans Néosanté, février 2016, numéro 53

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