Système ostéo-articulaire

Le sens de nos maladies s’exprime à travers notre corps. 

3e partie du texte paru dans Néosanté

Propos recueillis par Christine Loiseau 

Nous sommes incarnés dans le Temps et l’Espace et nous prenons forme : une forme, c’est du Temps et de l’Espace et le Temps est indissociable de l’Espace. Notre système ostéo-articulaire – os et articulation- est de la structure – de la masse – et du mouvement ; du Temps et de l’Espace. Il parle de la façon de se situer et de se déplacer sur son territoire. 

 

 

Lombalgie 

L’axe vertébral représente notre verticalité, la façon dont nous existons entre ciel et terre. Il se relie au Principe d’unité de notre existence, à notre intégrité, notre respect de nous-même.

Une lombalgie se traduit par des douleurs par excès de tension au niveau lombaire, donc excès d’action.

En Bioanalogie, une douleur est une invitation à amener à la conscience.

Les vertèbres lombaires sont liées à l’Espace et représentent la Concrétisation – par rapport aux dorsales qui représentent l’action dans la relation humaine et les cervicales liées au Temps et représentent le fait de se situer. La Concrétisation est « la chose finie », c’est-à-dire ce qui laisse en paix, en sortant de l’illusion du manque.

Suivant cette lecture, en tant que Voie de guérison, une lombalgie est une invitation à vivre son véritable pouvoir, ce qui signifie sortir de l’illusion de son pouvoir personnel sur les choses, ainsi que de l’illusion du manque et de celle de l’urgence. En d’autres termes, une lombalgie propose de cesser d’agir en dehors de soi pour changer le monde extérieur.

 

Hernie discale lombaire 

Les vertèbres sont des corps cylindriques empilés les uns sur les autres. Dans l’intervalle, des disques jouent le rôle d’amortisseur hydraulique des pressions et de rotule, assurant les mouvements des plateaux vertébraux. Ils sont recouverts d’un cartilage fibreux et dense et ont un noyau central élastique. Dans la hernie discale, ce noyau se déplace généralement vers l’arrière. Il est le centre de l’action. 

En tant que Voie de guérison, la hernie discale est donc une invitation à re-situer le centre de son action plus en arrière – plus à la verticale du centre de gravité-donc en étant à sa place. 

En effet, c’est que lorsque nous ne sommes ni dans l’urgence, ni dans l’illusion du manque que nous sommes véritablement dans notre créativité et que la vie peut circuler à travers nous. 

Je m’explique : lorsque je dis que nous avons à cesser d’entretenir l’illusion de l’urgence – en termes de temps – comme celle d’un pouvoir personnel, cela signifie que nous pouvons avoir un projet, nous situer -être dans la certitude que c’est ce dont nous avons besoin – et laisser la vie œuvrer. Le résultat ne dépend pas de notre pouvoir personnel : si cela doit se faire, cela se fait. Sinon, c’est parfait aussi ! Il ne s’agit ni de fatalisme ni de résignation mais de choisir à chaque instant ce que la vie nous propose, en nous installant dans la certitude que ce qui est, dans l’instant, est de toute façon au service de notre Etre.

 

Entorse de la cheville

Le rôle principal de la cheville est de permettre l’adaptation du corps aux reliefs du sol dans les trois plans. 

Une entorse se traduit par une distension ligamentaire. Le rôle du ligament est de donner une limitation à l’articulation.

Lors d’une entorse de la cheville, on pourrait donc penser qu’il s’agit d’une invitation à donner de l’ampleur à l’adaptation… mais c’est justement parce que nous nous adaptons que nous sommes malades ! S’adapter signifie en effet -toujours- faire concessions. Or, nous n’avons rien à concéder de nous-même, au contraire nous avons à être pleinement nous-même, sans restriction. 

L’adaptation n’est pas l’intégration et précisément la vie n’est pas adaptation, mais intégration. Pour cela, il nous faut intégrer le Principe neutre de ce qui nous touche afin de nous réaliser dans notre pleine créativité. 

On dira alors qu’en tant que Voie de guérison, une entorse de la cheville est une invitation à l’intégration de la réalité concrète – ce qui signifie ne pas vouloir une autre réalité que celle qui est là – tout en prenant conscience de là où nous nous « adaptons »… nous coupant de ce fait de notre créativité.

 

Jean-Philippe a écrit un texte sur « La maladie comme voie de guérison »

texte paru dans Néosanté

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