Anthropomorphisme

Un guide gratuit pour décoder le sens caché de ces 35 évènements de la vie quotidienne et retrouver une paix intérieure

Les objets :  que l’on se fait voler 

Troisième partie (3/3)

Ce mois-ci, après la perte ou l’oubli d’un  objet du quotidien, nous allons nous pencher sur ce qu’exprime pour nous le fait d’être confronté au vol d’un de ces objets.

Quel sens peut avoir le fait se faire dérober une chose qui nous appartient ?

Voyons tout d’abord  le Principe de se faire voler :

  • En premier lieu, si le fait de me faire voler quelque chose me touche, cela signifie que ce qui vient de m’être soustrait  a de la valeur pour moi. En effet si on me dérobe par exemple, les déchets que déposés dans ma poubelle, comme ils n’ont pas de valeur pour moi, je ne serais pas vraiment touché. (Je suis même assez satisfait de savoir que tous les matins les éboueurs emportent le contenu de mes poubelles.)
  • Le deuxième point concernant un vol est que je n’ai plus en ma possession l’objet ayant de la valeur pour moi.
  • Le troisième point est que cette chose – qui avait de la valeur pour moi – est désormais utilisée par d’autres.

Nous avons ainsi tous les éléments pour extraire le Principe général : Se faire voler un objet personnel est une invitation  à reconnaitre sa propre valeur ; à constater que cette valeur est reconnue par l’extérieur et qu’elle circule lorsqu’on ne la retient pas.

Cela se relie à la prise de conscience du fait que nous sommes tous riches de l’être unique que nous sommes et que nous seuls – chacun de nous – pouvons réaliser cet être. 

A ce sujet, je ne résiste pas au plaisir de vous citer ces extraits du magnifique  discours d’investiture de Nelson Mandela  : 

« qui sommes-nous pour être si brillants, si formidables, si talentueux, si pleins de ressources ? (…) En fait pour qui vous prenez-vous pour
ne pas l’être ? ( …) Jouer les petits ne rend pas service au monde. (…)
»

Si nous subissons le vol d’un objet, retenons donc ce Principe pour en intégrer ce qu’il révèle, toujours au service de notre évolution.

 

Quelques exemples de vols auxquels nous pouvons être confrontés et sur lesquels nous travaillons fréquemment lors des Journées du Principe puisqu’ils sont, il faut le dire, assez courants :

Vol de son ordinateur 

Lors d’une de ces journées, une jeune femme  me demande ce que peut exprimer pour elle le vol récent de son  ordinateur.

Pour en révéler le sens, il faut, comme toujours, commencer par définir la fonction de cet objet :

Un ordinateur fonctionne d’une façon binaire (0/1)   comme notre mental (positif/négatif, Bien/Mal, oui / non. D’ailleurs, les programmes informatiques n’ont-ils pas été nommés intelligence artificielle  parce qu’ils fonctionnent exactement comme notre intelligence, autrement dit, notre mental ? 

Se faire voler son ordinateur a donc comme Principe l’association de deux éléments :

  • Le vol que nous avons vu précédemment
  • le mental 
Il s’agit  de reconnaître la puissance de notre intelligence – et de l’utiliser – ou encore, de reconnaître en nous la valeur de notre mental.

Je n’ignore pas que la tendance commune à beaucoup de démarches spirituelles est de préconiser la destruction du mental pour accéder à la conscience. C’est, à mon sens, une erreur profonde. En effet, c’est grâce à ce mental nous permettant de discerner ce qui est bon ou ce qui n’est pas bon pour la survie que nous sommes vivant aujourd’hui.   Commençons donc par  le remercier ! 

Ensuite, lorsque l’on comprend que  les choses n’ont pas une valeur positive ou négative,  bonne ou mauvaise, ce discernement est l’intelligence  mise au service de la conscience. En d’autres termes, il nous appartient d’utiliser ce que les bouddhistes appellent notre discernement à un degré autre que celui de la seule survie animale.

Se faire voler son ordinateur parle donc de reconnaître la valeur de son discernement.

En résumé, si je me fais voler mon ordinateur, je peux comprendre que la vie me propose de reconnaître la puissance de mon intelligence et de la mettre désormais  au service de ma conscience.

 

Vol de son appareil photo 

La fonction d’un appareil photo est de capturer la vue d’un objet réel et de la garder en mémoire, donc de 
la fixer sous forme d’une image.   

 

C’est un arrêt dans le temps pour saisir matériellement un moment ou une chose.

Comme si cela permettait de matérialiser un instant ou un évènement.

La disparition de l’appareil photo ne permet plus de capturer et de fixer une vue, ni de saisir les choses, donc d’une certaine façon, d’arrêter le temps.

On peut donc dire que c’est une invitation à réaliser que notre valeur se révèle lorsque nous cessons de vouloir, capturer, fixer, prouver, justifier une chose ou un évènement. 

De fait, chaque fois que nous restons accrochés à quelque chose du passé, nous sommes dans la survieLa vie est l’expérimentation permanente de se situer à chaque instant en adhérant à la réalité telle qu’elle est, sans aucun attachement.

 

Vol de son automobile

L’automobile comme son nom l’indique est « auto » et « mobile », ce qui parle donc de la façon dont nous sommes autonomes dans notre action de vie. En effet, l’étymologie du mot automobile vient du grec αὐτός / soi-même  et du latin  mobilis/mobile, (soi/mobile) qui se relie à autonome (nomos/ loi, règle/suivant sa propre loi).

Ainsi, dans le Principe, se faire voler sa voiture, parle de faire circuler une valeur fondamentale qui est la capacité d’agir par soi même en respectant ses propres lois.

Etre autonome signifie  être libre d’expérimenter sa propre vérité, sans référence ni comparaison, c’est-à-dire hors de toute habitude de survie de notre inconscient collectif ou de toute autorité extérieure. Et  ceci sans être identifié à ce que nous sommes, ce qui signifie sans jouer un rôle ou un personnage vis- à-vis des autres.

Pour conclure, rappelons que tous les évènements  qui nous touchent sont porteurs d’un Principe – une lumière – qui doit être révélée pour nous permettre d’évoluer en conscience, de même qu’il nous appartient d’expérimenter chaque instant de notre vie en nous installant dans la certitude qu’il est un présent au service de notre évolution.

La chronique de la Loi du Principe

L’art de lire les signes de la vie par Jean-Philippe Brébion

Paru dans Néosanté, Juillet-Août 2013, numéro 25

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