Évolution de l’homme

Un guide gratuit pour décoder le sens caché de ces 35 évènements de la vie quotidienne et retrouver une paix intérieure

L’intégration-1 : de l’adaptation à  l’intégration

Au cours de l’évolution de l’homme, selon André Gide, « l’intelligence, c’est la faculté d’adaptation ».

Je suis tout à fait d’accord avec cette phrase mais pas nécessairement dans le sens où on l’entend généralement. En voici donc quelques nuances.

Les différentes théories évolutionnistes ont défini l’adaptation comme un ajustement fonctionnel d’un organisme vivant qui pour rester en vie se conforme à son environnement extérieur. Si nécessaire, il  peut en effet développer certains organes ou certaines fonctions pour s’adapter à son environnement extérieur. 

Pour survivre, l’animal -et l’homme- a besoin d’un espace vital défini par des lois précises.  Lorsque l’espace vital est restreint ou dégradé au-delà d’un certain degré, certaines réactions et modifications apparaissent.

C’est cette adaptation qui a permis à la biologie le développement de différentes espèces animales avec des caractéristiques propres  tandis que d’autres espèces ont disparu. 

Autrement dit,

l’adaptation  est un processus de survie :

ce sont les individus les plus adaptés qui survivent.

 

Adaptation

Le terme  d’adaptation a donc été associé à celui de sélection naturelle qui est un des instruments de l’évolution.

Il existe même une espèce extraordinaire qui a développé un système de survie proche de l’inconcevable ! 

Il s’agit des tardigrades. Cet  animal multicellulaire ne mesure pas plus d’un millimètre et on le trouve dans tous les milieux sur toute la planète. Il peut supporter des écarts de température du zéro absolu à plus de 150° et  survivre avec des pressions maximales dans les fosses abyssales de l’océan à plus de 60 000 mètres de profondeur. Mais le plus extraordinaire est qu’il a été invité à voyager dans une fusée Soyouz  où il a été exposé aux conditions de vie dans l’espace sans aucune protection. Il a ainsi survécu  à des rayonnements d’UV 1000 fois supérieurs à ceux de la terre ! On peut   dire de lui qu’il est « sur- adapté » !  

Sa  résistance nous pose d’ailleurs une véritable question sur l’adaptation : comment a-t-il pu en effet s’adapter à des conditions qu’il n’avait jamais expérimentées auparavant,  telles que celles de la vie dans l’espace ?  Cela reste encore un mystère…

En résumé,  l’adaptation est une transformation de l’individu pour se conformer aux conditions de vie extérieures,    donc s’adapter signifie se soumettre à une loi extérieure à soi. 

Ce qui est normal si l’on veut survivre.

Et il faut pour cela toute l’intelligence de la biologie pour développer des mécanismes « géniaux » qui  permettent cette survie.

Toute la biologie, et particulièrement l’éthologie, regorge d’exemples comme

  • la longueur du cou de la girafe pour se nourrir des feuilles que les autres herbivores ne peuvent atteindre ; 
  • le mimétisme du caméléon pour échapper aux prédateurs ou
  • les bosses du chameau pour faire des réserves d’eau et de graisse. 

C’est donc l’intelligence animale qui grâce à son extraordinaire faculté de s’adapter permet la survie de l’espèce.

Donc  l’intelligence est  le propre de l’animal…

 

Et lorsque l’homme

s’adapte, il continue le même processus causal développé initialement par l’animal par rapport à la conservation des paramètres de l’espace vital. Ce fonctionnement, qui  agit en fonction de l’interprétation de l’extérieur en positif ou négatif,  en se perpétuant a donc permis  à l’homme de survivre.

Ce qui signifie  à mon sens  que tant que nous fonctionnons dans l’adaptation en utilisant notre « intelligence »,   nous survivons comme  le fait… un animal.

Se pose alors la question suivante :

est-ce vivre que d’être dans une action qui ne dépend que de l’extérieur ?

Evidemment non ! 

Survivre n’est pas vivre !

 

En effet,  lorsque je m’adapte, j’agis en fonction des paramètres extérieurs que j’interprète en positif ou négatif par rapport à la survie.  Je fais donc des  concessions par rapport à cet extérieur, je n’exprime pas toute ma puissance, je me restreins, j’éteins une partie de mon être.

Lorsque je m’adapte,

je suis dans l’illusion du fait que

mon bonheur ou mon malheur dépend de l’extérieur.

 

En termes de survie, il est vrai que celle-ci dépend de l’extérieur. Mais si l’animal est fait pour l’intelligence et la survie,

l’Homme lui est fait pour la Conscience et la Vie.

 

L’expérimentation de ma vie et mon cheminement personnel m’ont donné la conviction que l’Homme a à vivre en conscience le fait que la dualité est une illusion !

En effet, la dualité n’est pas une réalité : c’est une interprétation du monde pour survivre. Mais elle ne nous permet pas de vivre, donc d’évoluer. 

livre evidence Dans mon livre «L’Evidence»1, j’ai présenté la loi du Principe qui énonce que la vie est faite de trois plans ni reliés ni séparés et appartenant à une seule et même réalité.

Cela implique que ces trois plans sont interdépendants : l’un n’existe pas sans l’autre  et aucun n’a  plus de valeur que les autres. 

Ainsi, il n’y a plus ni intérieur, ni extérieur ;  ni positif, ni négatif ; etc. : il n’y a que  l’expérimentation de la rencontre.  Cette expérimentation se nomme intégration.

Et intégrer n’est pas s’adapter !

 

Que signifie « intégrer » ?

Intégrer signifie choisir à chaque instant de prendre la responsabilité de ne pas vouloir une autre réalité concrète que celle qui se présente.

Intégrer, signifie expérimenter la Présence sans obligation de résultat,  sans attente par rapport à l’extérieur  et sans intention de vouloir le modifier.     

Intégrer signifie cesser d’exister en fonction d’une référence ou d’un modèle, en bref, en fonction de l’autre.

Teen girl reading the Book. EducationEn résumé, intégrer signifie vivre en conscience la Présence permanente, ce  qui nous libère de tout conflit, de toute tension et de tout stress.

Intégrer signifie tout simplement  Vivre !

Et  Vivre est la Guérison.

Cessons donc de Survivre !  Vivons …

 

  Cf. L’Evidence ou La Loi du Principe, p. 63 ; Editions du Dauphin Blanc, 2011

 

La chronique de la Loi du Principe

L’art de lire les signes de la vie par Jean-Philippe Brébion

Paru dans Néosanté, Octobre 2015, numéro 49

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