Une expérimentation

Une expérimentation : Présence dans la rencontre

On parle beaucoup de « conscience » – conscience personnelle, conscience universelle, etc. – mais concrètement qu’est-ce que cela signifie ?

Conscience et pensée : deux réalités différentes

Je ne répondrai pas directement à cette question parce que j’ignore ce qu’est précisément « la Conscience ». Mais ce que je sais, c’est que lorsque que je suis dans la pensée, je ne suis pas dans la conscience.

En effet, la conscience ne passe ni par la raison ni par le mental. Elle ne se décide pas, elle ne se choisit pas : elle est expérimentation.

Alors comment pouvons-nous faire pour vivre en conscience ou mieux, pour « être conscience » ?

Ce que je vous propose aujourd’hui est une piste très concrète pour accéder à cette dimension.

Pour cela, je vais reformuler quelques points essentiels du concept de la Bioanalogie.

La Bioanalogie ne se comprend pas avec le mental

L’univers de la Bioanalogie ne se comprend ni ne s’explique parce qu’il ne fait pas référence aux notions de temps et d’espace. (Ce qui peut nous rappeler la célèbre citation de Richard Phillips Feynman1 : « Si vous croyez comprendre la mécanique quantique, c’est que vous ne la comprenez pas ».)

Or, d’une façon générale, nous fonctionnons avec un passé, un futur, une causalité, et une chronologie, c’est-à-dire en faisant référence aux notions de temps et d’espace. Et, face à un évènement – ou à une autre personne -, nous jugeons, nous interprétons en termes de « positif » ou de « négatif ».

Nous considérons que cet évènement a une origine, avec une cause – qui elle-même a une cause, etc.-, passant ainsi la plupart de notre temps à mettre à l’extérieur de nousla cause de notre bonheur ou de notre malheur.

Une course illusoire vers un bonheur futur

Nous vivons ainsi en étant confrontés au « bien » ou au « mal » et à l’idée du « bon chemin » à suivre ou du « mauvais » à ne pas suivre avec l’objectif d’un but à atteindre, d’un accomplissement à réaliser dans le futur. Ce qui, selon notre passé, est considéré comme plus ou moins « facile » à obtenir.

En bref, nous agissons la plupart du temps pour « réparer » notre passé afin d’être heureux dans un futur …qui est toujours à venir !

Une illusion entretenue par la dualité

Sur le plan du relatif, c’est-à-dire celui de la dualité, c’est tout à fait explicable.

Mais la dualité n’est pas une réalité et cette façon de considérer notre univers est une illusion qui nous exclut de toute conscience.

Une analogie : le courant d’air

Pour mieux comprendre, je reprends l’exemple que j’ai utilisé dans l’article précédent.

Un courant d’air est un mouvement entre une masse chaude et une masse froide. (Le chaud monte et le froid descend.) Mais est- ce que le chaud – ou le froid – existe seul ? Ils n’existent que dans leur relation.

Donc un courant d’air est une relation entre deux éléments qui n‘ont aucune existence propre, il ne sont pas identifiables et n’ont pas de réalité objective.

De même, la vie est une relation entre deux éléments n’ayant aucune identité propre.

Une fausse identification à soi-même

Pourtant nous persistons à nous considérer dans la dualité : Moi et l’extérieur, Moi et les évènements, moi et mes pensées, moi et mes idées, mes valeurs, mes opinions… comme si nous nous identifions au chaud ou au froid du courant d’air !

Il nous faut donc bien repenser notre façon de vivre en cessant de nous regarder vivre, car c’est comme cela que nous entretenons une réalité illusoire. Tant que nous restons dans nos pensées, nous sommes juste objet, sujet ou observateur.

La seule réalité est l’expérimentation : « le courant d’air », ce souffle entre deux éléments non identifiables.

Encore une fois, cela ne peut pas passer par la pensée, mais uniquement par l’expérimentation et celle-ci doit être vécue de façon cellulaire

Vivre la Présence dans la Rencontre

Dans les séminaires dont le thème est Présence dans la Rencontre, je propose aux participants de vivre cette expérimentation de façon très concrète. Cela leur permet d’intégrer cet état de Présence qui cesse alors d’être un simple concept.

En pratique, cela consiste tout simplement à mettre son attention exactement dans cet espace vide qu’est la rencontre entre notre corps et là où la terre nous porte, c’est-à-dire là où s’exerce la gravité. Et dans une double attention, d’observer où sont inscrites les tensions de notre corps pour les relâcher.

Cette expérience se fait seul ou en contact physique avec une autre personne mais toujours dans cette présence permanente à la rencontre entre notre corps et là où la gravité s’exerce.

Alors on constate que la Conscience est une expérimentation qui n’a ni temps ni espace ni début ni fin, c’est un mouvement silencieux, permanent immatériel et insaisissable sans objet, sans attente et sans intention.

La conscience : matrice de toute expérience

Elle est matrice de toute expérience.

Elle n’est pas un résultat issu d’une technique ou d’un savoir-faire, c’est un « savoir être » qui ne peut s’inscrire dans aucun concept, aucune description ni aucune idée.

La vie n’est pas observation : elle est Présence et expérimentation.

Pour conclure, je vais citer à nouveau Richard Feynman, dans son livre « La nature de la physique » :

« Si quelqu’un vous dit :  » La science nous apprend que… « , il n’emploie pas le mot science comme il faut. La science ne nous apprend rien : c’est l’expérience qui nous apprend quelque chose. »

Pour aller plus loin

Dans les ateliers thématique de la Bioanalogie, qui sont des ateliers spécifiques sur des pathologies comme les acouphènes, le diabète, les brûlures d’estomac, la sclérose en plaques, vous avez d’offert en bonus « Présence dans la Rencontre ». Ce sont 2 vidéos et 4 Gravitations audio (méditations guidées) pour vous aider à vous re-situer, vivre l’instant Présent et vous libérer des tensions.

1Richard Phillips Feynman (1918-1988) est un physicien américain, l’un des plus influents de la seconde moitié du XXe siècle, en raison notamment de ses travaux sur l’électrodynamique quantique, les quarks et l’hélium superfluide. (source Wikipédia)

La chronique de la Loi du Principe

« L’art de lire les signes de la vie » par Jean-Philippe Brébion

Paru dans Néosanté, février 2018, numéro 75

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Jean-Philippe Brébion, concepteur de la Bioanalogie.

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