
Vérités et rêves
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Jean-Philippe Brébion
- 10 juillet 2018
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Vérités et rêves : une lecture bioanalogique
Dans la lignée des articles précédents, je souhaite partager avec vous la lecture Bioanalogique de la vérité et des rêves. Cela comprend aussi bien les rêves que nous faisons durant le sommeil que les rêves éveillés, ou encore les hallucinations.
Le rêve, entre mystère et illusion de conscience
De tous temps, le rêve a été entouré de mystères dont on a cherché à percer les secrets.
En effet, il s’accompagne de perceptions, sensations, et émotions qui donnent au rêveur le sentiment d’être acteur des évènements auquel il participe, avec ce paradoxe que le rêveur a une conscience illusoire, car il n’est pas nécessairement conscient qu’il rêve.
C’est ainsi que le traduit Marcel Proust1 dans son interrogation existentielle : « La connaissance aurait-elle, réciproquement, l’irréalité du rêve? ».
Dans l’Egypte ancienne, le rêve était considéré comme le messager des dieux et dans la Grèce antique la Pythie était connue pour ses rêves, oracles et prophéties. Plus proche de nous, on dit que c’est lors d’un songe qu’une divinité protectrice est apparue à Guendun Rimpoche2 l’invitant à le suivre pour quitter sans encombre le Tibet envahi par les chinois.
La psychanalyse et l’accès à l’inconscient
Avec la psychanalyse, Freud va utiliser le rêve comme un accès aux arrières plans psychiques révélant d’après lui des pulsions sexuelles ou même des pulsions de meurtres refoulées.
Quant à la parapsychologie, elle étudie les « rêves prémonitoires » en tant qu’outils d’information sur le futur, ce qui contribue à mettre à mal notre conception de l’espace et du temps déjà considérablement éprouvée par la physique quantique !
Cognitive ou analogique
A chaque instant de notre vie, nous vivons et interprétons la réalité dans la dualité. C’est-à-dire que notre expérimentation de la vie est cognitive et se fait à travers des notions de temps et d’espace.
Mais cette dualité n’est pas une réalité en soi.
Quant à nos rêves, ils utilisent les informations stockées dans notre cerveau, issues de notre expérimentation de la vie.
Or, il est intéressant de noter que les neurosciences ont découvert que l’essentiel de notre mémoire stockée l’est d’abord de façon analogique et non spatio-temporelle comme nous l’avons longtemps pensé. Un groupe d’étude de psychologues3 a même démontré l‘effet du vieillissement sur les capacités de stockage de la mémoire spatiale de travail, contrairement à la mémoire analogique.
Il y a donc un fonctionnement duel d’interprétation pour survivre comme le fait l’animal : trouver des stratégies de survie est le propre de notre inconscient psychique. Mais, comme nous l’avons dit, le stockage des informations est analogique.
Qu’est-ce que l’analogie ?
Pour le Larousse, l’analogie est un rapport qui existe entre des choses ou entre des personnes qui présentent des caractères communs.
La raison pour laquelle le stockage est analogique est que la vie elle-même est inscrite dans un mode analogique. En effet, comme l’affirme la Bioanalogie depuis longtemps, la vie est trois plans : un mouvement permanent entre deux plans qui n’ont d’existence que dans cette relation.
Comme l’a annoncé Einstein : la première loi de l’univers est un continuum espace- temps. Et toute manifestation lui est analogique.
L’inconscient psychique et le langage des rêves
En résumé, l’inconscient psychique, issu de l’expérimentation de la vie, interprète dans la dualité des informations traitées analogiquement. Ceci n’est donc pas nécessairement accessible à la logique qui est spatio-temporelle, causale et duelle.
C’est la raison pour laquelle nos rêves nous paraissent la plupart du temps incohérents. Et de fait, plus les rêves ont lieu lors du sommeil profond, plus ils semblent incohérents.
Une nouvelle grille de lecture : l’analogie
A moins qu’on les considère d’un point de vue analogique.
En effet, l’analogie nous permet de comprendre que chaque rêve – au même titre que toute pathologie et tout évènement de notre vie quotidienne – parle en totalité de la richesse non révélée et unique qui est la nôtre.
Chaque partie est analogique au Principe unique de notre existence.
En d’autres termes, que ce soit de façon consciente ou inconsciente, par cette analogie, notre cerveau exprime le Principe de notre incarnation unique à travers le rêve, la rêverie, l’hallucination ou le rêve éveillé.
Seule l’analogie est conscience.
Elle est à l’œuvre en permanence – dans le Présent – et fait référence à l’inconscient universel.
« Touche pas à mon rêve ! » 4
La logique du rêve et l’instant présent
Comme nous l’avons dit précédemment, le rêve s’exprime de façon analogique, c’est- à-dire sans logique pour notre mental, mais de façon cohérente dans l’analogie.
Tout est « instant présent », et « l’extérieur », comme « l’autre » n’est que nous-même.5
Le rêve exprime notre vérité profonde
Ainsi, dans son Principe, le rêve traduit notre Vérité profonde. Seule l’expression est duelle. Et si nous cessons de l’interpréter dans la dualité, sa lecture analogique – à travers la Loi du Principe – témoigne d’une créativité qui est en nous mais non encore révélée.
Selon Betty Quirion6, la révélation de cette vérité profonde est la fin du « rêve d’individualité » : l’être éveillé ne rêve plus, nous dit-elle.
Martin Luther King et le rêve de l’humanité
Pour conclure, je vais me référer au célèbre à « I have a dream » de Martin Luther King : il rêvait d’une Amérique fraternelle où Blancs et Noirs se retrouveraient unis et libres.
Or, ce rêve traduit le Principe universel qui nous invite à sortir de l’illusion de la dualité.
Il témoigne de la véritable créativité de l’humanité : la Conscience.
En effet, notre Vérité est là où il n’y a plus d’opposés mais, uniquement, une expérimentation.
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1À la recherche du temps perdu édition 1919 tome 10 Sodome et Ghomorre.p157
2Lama Guendune Rimpoche était un maître tibétain de l’école karma-kagyu du bouddhisme tibétain.
3Bulletin de psychologie, 2008/3 (Numéro 495)
4Cf. L’Empreinte de naissance, Jean-Philippe Brébion, p.219, Editions Quintessence, 2004
5Cela explique pourquoi, la Bioanalogie ne fait pas la différence entre les manifestations conscientes ou inconscientes, pas plus qu’elle ne diférencie le réel de l’imaginaire, le passé du futur.
6Betty Quirion était l’invité à Québec du 3e Congrès de Bioanalogie. En octobre 2008, ce qu’elle appelle son « rêve d’individualité » a cessé, laissant place à « une expression vivante et fraîche ». www.lagrandejoie.com
La chronique de la Loi du Principe
« L’art de lire les signes de la vie » par Jean-Philippe Brébion
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« Donner un sens à sa vie ! Plutôt que de vouloir donner un sens à sa vie, et si on laissait la vie prendre sens en nous ! »
Jean-Philippe Brébion, concepteur de la Bioanalogie.

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