hors dualité

La Bioanalogie et sa vision hors dualité !

Kamikaze, Dépendance et Conscience 

Mon dernier article intitulé « Fanatisme, dépression et intégrisme religieux » se terminait ainsi :

« Pour conclure, j’ignore quelle est l’attitude juste face à la montée en puissance du fanatisme, mais ce dont j’ai la conviction, c’est que nous nous devons d’intégrer ce Principe.

Pour cela, nous avons à sortir de « notre dépression » en cessant de faire du monde extérieur, le responsable de notre bonheur ou de notre malheur ». 

Ainsi, je n’ai pas été surpris par ce qu’Yves Rasir a écrit dans sa newsletter du mercredi 25 novembre 2015 : « Il est donc important, à mon avis, de considérer la radicalisation sous cet angle sanitaire : une bonne part des jeunes radicalisés sont des dépressifs, ou plutôt des dépressifs qui se soignent ».

 

Tout ceci nous invite une fois de plus à tenter de résoudre nos problèmes face au monde extérieur par un changement d’attitude intérieure… 

En ce qui concerne le sujet d’aujourd’hui, je répète, afin que mes propos ne soient pas mal interprétés, qu’il n’est ici pas question de prendre parti ou de justifier quoi que ce soit. 

Nous avons vu que les fanatiques kamikazes accomplissent le sacrifice ultime pour réaliser – selon eux – la plus haute valeur que l’homme peut accomplir sur cette terre. 

Mais pour cela, ils dépendent bien souvent de psychotropes puissants qui annihilent tout émotionnel. Sans cet adjuvant extérieur, ils ne seraient sans doute pas capables d’exécuter leurs « actes héroïques ».

Ils en sont donc dépendants.

Ce qui me fait penser aux fédaviés1 ou « hachichins » conditionnés sous l’emprise du haschich pour aller tuer. Ils ne pouvaient passer aux actes que sous l’emprise de cette herbe prise sous forme de breuvage. 

Je me suis donc interrogé sur le sens des dépendances selon la loi du Principe. 

Étymologiquement, le mot dépendance signifie : « être suspendu à », comme un enfant « suspendu à sa mère » ou une personne très handicapée qui ne peut pas prendre soin d’elle toute seule : leur vie est entièrement liée à celle d’autrui.

Mais ici, il faut entendre le mot dépendance dans le sens bouddhiste de l’interdépendance signifiant que toutes les choses sont intriquées et en corrélation : l’une n’existe pas sans l’autre. Ainsi, selon cette lecture, l’ (inter)dépendance n’est pas une interaction qui implique un rapport de cause à effet.

Nous ne pouvons en effet pas accéder à la compréhension du mot interdépendance avec une vision duelle : il ne se comprend pas, ne se justifie pas, il se constate.

Dans l’interdépendance, nous ne pouvons envisager le positif sans un négatif et un neutre, pas plus que nous ne pouvons dire le mot père sans y inclure automatiquement mère et enfant. Le fait d’en nommer un seul implique obligatoirement les autres. 

Ils n’ont pas de rapport de cause à effet, ils sont.

Encore une fois, seule la Conscience peut accéder à ce constat de trois plans appartenant à une seule et même réalité.

C’est la Loi du Principe, la base de la Bioanalogie.

Il s’agit de révéler le Principe des événements, car tous, aussi tragiques soient-ils, comme les attentats commis par des kamikazes qui touchent l’humanité entière, ont un Principe neutre, au service de l’évolution de la Conscience. 

Nous avons dit que l’acte posé par les kamikazes est interdépendant d’une drogue qui enlève toute émotion. 

Selon la Loi du Principe, on peut donc dire que le fanatique intégriste réalise ce qui à ses yeux représente la valeur la plus haute de l’existence dans une dépendance à un élément qui est d’être sans émotion, c’est à dire sans dualité

Dans ce cas, le Principe que nous avons à intégrer est que la réalisation de la plus haute dimension de l’homme ne peut pas être dans la dualité et l’émotionnel !

C’est ce Principe que nous avons à intégrer si nous voulons que les choses changent.

Tant que nous sommes dans l’idée qu’il faut réagir face au monde extérieur, que notre bien-être – ou notre mal-être – est dépendant de l’extérieur, nous restons dans la dualité. 

Nous survivons ! 

Nous ne réalisons pas la plus haute dimension de l’Homme qui est de vivre en conscience ce qui œuvre à travers chacun de nous, en tant qu’être Unique.

Je m’adresse ici aux personnes qui pratiquent la recherche des « causes » : 

Oui, dans le relatif, c’est-à-dire lorsqu’on relate les faits, il y a un enchaînement de causes à effet. Nul ne peut le nier. 

Oui, la recherche des causes conflictuelles nous conduit à trouver un agent – apparemment déclenchant- que l’on nommera « responsable » de notre conflit. 

Oui, la résolution du conflit, si elle est parfaitement ciblée, peut conduire à la disparition d’un symptôme.

Mais nous l’avons assez répété : 

La dualité est une illusion. 

Elle n’est pas la réalité : c’est une interprétation du monde pour survivre. 

Et en ce sens, tant que nous restons dans l’illusion des causes extérieures, nous ne pouvons pas réaliser notre plus haute dimension et guérir notre vie.

Depuis quelques temps, nous assistons à une multiplication et une intensification des attentats perpétrés par des fanatiques kamikazes. 

Cela exprime que ce Principe nous est présenté de façon de plus en plus intense parce que nous avons à l’intégrer en conscience, maintenant ! 

Tout ce qui a été étudié durant les deux mille ans passés concernait le fonctionnement de l’animal dans sa survie : la biologie, la psychologie ou la psychanalyse. 

Nous entrons dans une nouvelle Ere : celle de l’Homme, de la Conscience.

 

Et cette réalisation ne peut être que hors dualité.

Maintenant, si vous avez l’impression que je ne fais que répéter les mêmes choses, vous avez raison ! 

Mais il est important de réaliser que ce n’est pas le savoir qui change les choses, c’est la Conscience : c’est à dire l’intégration de tout cela dans notre vie quotidienne.

 

Les fédaviés ou dévoués, étaient les instruments des volontés et des vengeances de leur maître. Enfermés dès leur enfance dans les palais, les fédaviés apprenaient que leur salut éternel dépendait de leur dévouement et qu’une seule désobéissance les damnait pour toujours. Cette société porta différents noms : Ismaélites orientaux, pour les distinguer de ceux d’Égypte ; Bathéniens ou partisans du culte intérieur ; Molahed ou impies ; et enfin Assassins. Ce nom est une corruption de hachichin, qui lui-même vient de hachich sous forme de breuvage enivrant qui servait à « endormir » les fédaviés.

La chronique de la Loi du Principe

L’art de lire les signes de la vie par Jean-Philippe Brébion

Paru dans Néosanté, janvier 2016, numéro 52 

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