De la reproduction à l’expérimentation

Un guide gratuit pour décoder le sens caché de ces 35 évènements de la vie quotidienne et retrouver une paix intérieure

 

Depuis les années 1960 – 1970, on enregistre une augmentation du nombre de personnes n’ayant pas de descendance.


Même s’ils n’y sont pas directement liés, il me semble que certains événements peuvent être mis en parallèle avec ce constat. Je parle par exemple du clonage, de l’émancipation sociale de l’homosexualité et de la généralisation de la mode unisexe.

 


Il s’ensuit alors une question : notre système dit de « reproduction » porte-t-il vraiment bien son nom ou mériterait-il d’être rebaptisé ?

 


Comme nous le savons, notre biologie est issue de celle de l’animal qui a pour fonction d’assurer la survie de l’espèce. En Bioanalogie nous définissons les 3 paramètres de la survie comme étant Descendance, Alimentation, Territoire. Il est donc exact que sur le plan de la biologie animale, il s’agit bien d’un système reproducteur ayant pour fonction d’assurer la pérennisation de l’espèce.


Comme reproduire signifie « produire à nouveau la même chose », en nous reproduisant- en nous « dupliquant » – nous créons un autre nous-même, c’est-à-dire que nous mettons la vie à l’extérieur de nous, en nous projetant dans une identité en dehors de nous.


En effet, pour notre cerveau la descendance est non seulement ce qui assure la survie de l’espèce, mais également tout ce qui nous permet d’être reconnu à l’extérieur, au-delà de notre propre présence, donc tout ce qui nous représente en dehors de notre propre personne.


Pour l’homme, la nécessité d’avoir des enfants se relie cette fonction animale, or l’évolution de conscience de l’humanité – notamment grâce à la vision quantique – nous invite à accéder à une autre dimension en intégrant que chaque élément est la totalité et que, de ce fait, il n’y a plus rien à reproduire puisque nous sommes un univers unique.


Ainsi, en tant qu’humains, nous avons à passer de la survie animale à la vie en conscience, en vivant pleinement ce que nous sommes et en intégrant qu’il n’y a pas d’objet à la descendance. Et que tout ce qui concerne le système reproducteur, étant lié au temps /projet /reconnaissance de soi, parle de l’unique en nous. C’est la raison pour laquelle toutes les pathologies du système de reproduction se relient à une identification à l’extérieur liée à la peur de disparaître, de perdre son identité (ce par quoi on est reconnu ou dans quoi on se reconnaît) : pour survivre, il faut donc reproduire à l’identique.

 


Mais notre identité n’est pas un objet, c’est une expérimentation.

 


Notre existence prend forme à la conception dans une rencontre dans le temps et dans l’espace. Le fruit de cette rencontre est quelque chose d’unique, original et singulier issu d’un vide relationnel. Et cette forme unique, par nécessité, n’est pas toutes les autres formes existantes, et donc elle manque – fait défaut – à toutes les autres formes.

 


Ainsi, chacun de nous est unique et (donc) incomparable.

 


Donc, chercher un autre « unique comme soi-même » – un jumeau, un alter ego, un semblable « identique » – ou encore se comparer n’a aucun sens. Et vouloir – se – « reproduire » signifie que l’on continue à vivre son identité en dehors de soi-même.


Il nous appartient d’intégrer que notre identité n’est pas un objet extérieur à nous-même : elle est ce que nous sommes dans l’expérimentation.


L’Homme est à la fois 100 % masculin : verticalité /ordre /temps et 100 % féminin : horizontalité/ accueil, appui /espace. Autrement dit, chacun de nous est l’expérimentation de ces deux énergies indissociables.


Suivant le Principe de la « côte d’Adam », le féminin est présent dans le masculin. Donc il est préexistant – dans le même instant – au masculin. Cela signifie que pour être dans notre force et notre puissance, il nous faut tout en même temps choisir (masculin) d’être dans notre énergie féminine.


En résumé, retenons que si biologiquement – animalement – notre création est une reproduction, notre humanité nous incite à sortir de la biologie animale en réalisant que notre création n’est pas nous et qu’elle ne nous appartient pas.

 

 


Ce que l’on peut relier à ces enseignements de la Bhagavad Gita, un des grands textes de la tradition indienne : « Tu as droit à l’action mais jamais à ses fruits « ; « n’accomplis pas l’action pour le fruit qu’elle procure » (II, 47) ; « (…) sans attachement, fais constamment l’œuvre qui doit être faite ; en accomplissant l’œuvre sans attachement, en vérité l’homme atteint le bien suprême » (III, 19)


Dans notre dimension d’homme – être unique, original et singulier – la seule référence et/ou validation que nous ayons à avoir est ce que nous expérimentons, hors de toute identification à l’extérieur.


En résumé, l’animal est fait pour assurer la survie de l’espèce et l’humain, pour intégrer en conscience qu’il n’y a pas d’objet à la survie et que quelque chose survit de toute éternité au-delà de cette survie, c’est-à-dire au-delà de son pouvoir personnel et de sa propre personne.

 

 


Comme l’art et l’évolution scientifique, les évènements de notre vie manifestent le Principe de ce que nous avons à vivre en conscience. On peut ainsi en conclure que les évènements évoqués en début de cet article – clonage, mode unisexe, reconnaissance sociale de l’homosexualité – sont une invitation à ne plus concevoir et à expérimenter.


Seul l’animal a besoin d’un objet à la survie représenté par sa descendance. Pour l’homme, il n’est pas nécessaire d’avoir une descendance : en vivant en conscience l’unique qu’il est – un univers à lui seul –, il est au-delà de toute dualité et donc de toute idée de survie. Ainsi une vie sans objet, hors de toute dimension spatio-temporelle peut se révéler à travers chacun.


Nous avons à nous installer dans la réalité de l’être unique que nous sommes, hors de toute identité extérieure à nous-mêmes. C’est en cessant d’être identifié à un objet de reconnaissance extérieur que l’on vit l’instant présent, c’est-à-dire l’éternité, puisque l’instant présent – hors du temps – est éternel.

 

 


Nous ne sommes pas « reproductible »
nous sommes expérimentation
unique

 

 

La chronique de la Loi du Principe

L’art de lire les signes de la vie par Jean-Philippe Brébion

Paru dans Néosanté, octobre 2018, numéro 82

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